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Après 1870 …

L'artillerie après la défaite de 1870 ...

Ce n’est qu’après la guerre de 1870 que l’artillerie vit son matériel se perfectionner par l’adoption successive

_ Du canon de Reffye en bronze se chargeant par la culasse (1873) ;
_ Du premier canon en acier (1875) ;
_ Des pièces du système de Bange de 80 mm et de 90 mm d’une portée et d’une précision plus grande ;
_ De canons de siège de 120 mm et de 155 mm du système de Bange.

Par ailleurs, les canons de 7 de Reffye produits durant la guerre de 1870 sont remis en état, ramenés à un type uniforme et reçoivent des perfectionnements à leurs culasses. En 1873, un canon de 5 de Reffye, toujoursHennebert en bronze, est adopté à titre transitoire. En 1874, des anciennes pièces de 16, lisses, sont transformées au système Reffye donnant ainsi des pièces d’un calibre de 138 mm. Parallèlement, les projectiles évoluent vers une forme cylindro-ogivale et de nombreuses études sont entreprises : métal des parois ; chemises de plomb ou ceintures de cuivre ; obus à fragmentation systématique ; obus à parois multiples... obus à balles ; boîtes à mitraille.

Tous ces travaux conduisent à l’adoption en 1875, d’un canon de 95 mm dû au colonel de Lahitolle.

Dès 1877, des canons de 80 mm et de 90 mm dus au colonel de Bange lui succèdent complétés par divers matériels de montagne (pièce de 80 mm), de siège et de place, de côtes.

Les recherches se poursuivent activement et portent dès 1886 sur des matériels à tir rapide. Ils conduisent à l’adoption, entre autres, des canons de 120 mm Mle 1878 et de 155 mm Mle 1877 du système de Bange.

Enfin, on voit apparaître le canon de 75 Mle 1897, première réalisation d’une pièce qui peut être réellement qualifiée de canon à tir rapide (cette dénomination a été utilisée pour des pièces antérieures mais devant les performances des nouveaux matériels ces pièces seront désormais désignées par le vocable canons à tir accéléré).

Ce nouveau matériel donnait à l’artillerie française une énorme avance dont elle ne sut malheureusement pas tirer profit durant les années précédant la première guerre mondiale.

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