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Au début du XIVe siècle, on assiste en Europe au déploiement de pièces d’artillerie. Cette artillerie primitive, en usage dans la guerre de siège dès le milieu du XVIe siècle était en réalité peu efficace ... Le projectile de pierre éclatant à l’impact, son effet était plutôt d’ordre psychologique et sûrement moins efficace que les projectiles envoyés par les catapultes.
De plus, le poids des pièces et leur cadence de tir très faible les rendaient impropres à un usage sur le champ de bataille. Néanmoins les progrès techniques rendront ces différentes pièces de plus en plus efficaces. Une des premières pièces, appelée Pots de fer en France et Vari en Italie correspond à un canon de petit calibre tirant une balle en fer, de petits boulets de pierre ou des carreaux d’arbalète.
Le vocabulaire médiéval relatif à l’artillerie reste souvent imprécis et rend la réalisation d’une classification rigoureuse malaisée pour l’ensemble du XIVe et le début du XVe siècle. En fait, cette période se caractérise par une très grande variété d’armes qui reçoivent les noms de nases, mortiers ou bombardes, gros canons, veuglaires, serpentines, crapaudins ou crapaudines, ribauquins, couleuvrines, etc.
Aux armes portatives correspondent les couleuvrines ou les serpentines, tandis que les armes lourdes sont représentées par les Mortier, « Canon », Bombardes (pièces qui ne lancent pas de bombes), Bombardes à culasse, Bombardelles (pièces portatives). Les Bombardes lancent une grosse pierre qui sera appelée boulet lorsqu’on prendra la peine de la tailler en boule. Enfin, on distingue l’existence, outre les pièces se chargeant par la bouche, de pièces approvisionnées par la culasse connues sous le nom de Veuglaires et de Crapaudeaux.
Le vocabulaire médiéval relatif à l’artillerie reste souvent imprécis et rend la réalisation d’une classification rigoureuse malaisée pour l’ensemble du XIVe et le début du XVe siècle. En fait, cette période se caractérise par une très grande variété d’armes qui reçoivent les noms de nases, mortiers ou bombardes, gros canons, veuglaires, serpentines, crapaudins ou crapaudines, ribauquins, couleuvrines, etc.
Conscients de l’importance de cet armement aussi récent que coûteux, le roi de France Charles V et ses successeurs constituent un important arsenal sur le site du château du Louvre ainsi que plusieurs magasins à poudre et à boulets.
Cependant c’est essentiellement à Louis XI et aux ducs de Bourgogne qu’on doit attribuer la création de l’Arme de l’Artillerie. Au départ, amateurisme et improvisation règnent en maître avec leurs lots d’accidents. Louis XI décide de la création d’une ferme du salpêtre, indispensable à la fabrication de la poudre noire, fait couler à l’instigation des frères Bureau douze pièces de 45 livres, les 12 pairs de France. Le cadet des frères Bureau, Gaspard, sera fait Maître de l’artillerie en décembre 1444.
En 1470, Louis XI commet Louis, sire de Crussol, au gouvernement de toutes les artilleries qui sont organisées en quatre bandes. A cette époque, sous l’impulsion des ducs de Bourgogne et du roi de France, se constitue une ébauche de système d’artillerie :
Evolution de l'artillerie française 1550-1940
Echelle de temps [Timeline]…