| Malgré la réforme de Louvois, à la fin du règne de Louis XIV, l’artillerie française était composée de matériels très divers. Trois sortes de pièces (longues, moyennes et courtes), soit en bronze ou en fonte de fer, étaient en service pour chaque calibre. A cette pléthore viennent se greffer des normes qui différaient suivant les fonderies. A ces pièces viennent s’ajouter des mortiers, des obusiers de tous types ainsi que des pièces légères « à la suédoise ». Il en découle une confusion aussi grande dans les poudres, les projectiles et les voitures. Les réformes de Monsieur de Vallière Les réformes de Monsieur de Vallière (1667 - 1759) portent aussi bien sur l’organisation des unités (création d’un Corps royal de l’artillerie), sur l’instruction et sur le matériel. Il réagit contre le nombre encore élevé de calibres et le réduit à cinq pour les canons (24, 16, 12, 8 et 4 livres), trois pour les mortiers (12,10 et 8 pouces) et un pour les obusiers (8 pouces). Pour les canons, il élimine les pièces longues (couleuvrines) et refuse les pièces courtes jugées peu fiables. D’une manière générale, ce système se borne à simplifier et à uniformiser les matériels existants. Même cette uniformisation reste néanmoins encore toute relative. | |