| A plusieurs reprises, nous avons été amenés à évoquer les évolutions des projectiles. Les artilleurs se plaisent à dire que leur arme, c’est le projectile ; c’est le projectile qui atteint, frappe et détruit l’adversaire. La nature du projectile n’est pas sans influence sur celle de l’engin qui l’envoi : le remplacement du boulet de pierre par le boulet de fer, on l’a vu, a été une révolution pour les bouches à feu. Ce boulet de fer ne s’écrase pas contre les murailles, comme le fait le boulet de pierre, maintenant c’est la muraille qui cède. Avec ce boulet plus tenace, on peut augmenter la pression dans l’âme et augmenter ainsi la vitesse initiale du boulet. Le boulet ayant une forme plus proche de la sphère et d’un diamètre plus proche de celui de l’âme, le « vent » peut être considérablement diminué ; la consommation de poudre aussi ; et la précision du tir est très augmentée. On arrive ainsi à la portée et à des puissances de | |