Les progrès de l'artillerie ne permettent cependant plus l’utilisation des anciennes caponnières (au XIXe, cela correspond à ouvrage, le plus souvent situé du côté de l’escarpe, servant à couvrir un fossé) car trop exposées aux feux d'artillerie devenus plus efficaces.

Les caponnières cuirassées de Strasbourg en sont probablement l’ultime avatar puisque ce système sera complètement abandonné à la fin du XIXe.

Ces caponnières cuirassées, dont il subsiste trois exemplaires à Strasbourg, sont tout à fait exceptionnelles et méritent quelque attention. Pour assurer leur protection réciproque, croisement des feux au ras du fossé en eau, les caponnières étaient disposées à la pointe de chaque bastion de numéro impair. Pour leur réalisation, les Allemands firent appel à la société anglaise Cammell (Sheffield) fort réputée à l’époque pour la qualité de ses cuirassements en fer laminé.

La caponnière cuirassée repose sur un massif bétonné revêtu de plaques de granit. Le piédroit, d’une hauteur de 1,90 m, est composé de plaques de 2,60 à 3,10 m. de long et d’une épaisseur de 12 cm. Ces plaques, droites sur les flancs et arquées dans la partie frontale, sont assemblées en quinconce à l’aide d’énormes boulons. Elles sont séparées les unes des autres par une couche de 8 cm de bitume mélangé à de la limaille de fer.

Ces caponnières cuirassées, dont il subsiste trois exemplaires à Strasbourg, sont tout à fait exceptionnelles et méritent quelque attention. Pour assurer leur protection réciproque, croisement des feux au ras du fossé en eau, les caponnières étaient disposées à la pointe de chaque bastion de numéro impair. Pour leur réalisation, les Allemands firent appel à la société anglaise Cammell (Sheffield) fort réputée à l’époque pour la qualité de ses cuirassements en fer laminé.

La caponnière cuirassée repose sur un massif bétonné et se trouve entourée sur toutes ses faces de plaques de granit. Le piédroit, d’une hauteur de 1,90 m, est composé de plaques de 2,60 à 3,10 m. de long et d’une épaisseur de 12 cm. Ces plaques, droites sur les flancs et arquées dans la partie frontale, sont assemblées en quinconce à l’aide d’énormes boulons. Elles sont séparées les unes des autres par une couche de 8 cm de bitume mélangé à de la limaille de fer.

La couverture est réalisée par deux plaques de 5 cm d’épaisseur parfaitement ajustée entre elles.

La caponnière abrite 4 pièces d’artillerie (pièces de 8 cm ?) tirant à travers des embrasures aménagées dans les flancs et permet des feux d’infanterie par l’intermédiaire de 4 créneaux disposés au niveau de la partie frontale de la caponnière.

L’accès à la caponnière se fait en ligne droite par l’intermédiaire d’un couloir rectiligne débutant au niveau de la caserne du bastion correspondant (ici le bastion 15 surmonté d’un imposant cavalier). Dans sa dernière partie, cette poterne passe sous une voûte métallique monobloc de 25 cm d’épaisseur de 5 m de long et reposant sur deux madriers de bois de teck !

Le souci du détail !

Valeur militaire ?


Si le premier inconvénient de ce dispositif est certainement son prix de revient très élevé, il ne faut gère se bercer d’illusions quant à son efficacité militaire.

En effet, outre les rapides progrès de l’artillerie et de ses projectiles qui la rendront rapidement et irrémédiablement obsolète, il est douteux qu’un feu soutenu ait été possible ne serait-ce qu’en raison d’une aération juste suffisante et des traumatismes sonores engendrés par les tirs des pièces d’artillerie.


Conclusion


Ces curiosités architecturales sont uniques en Europe et, à ce titre, elles méritent non seulement notre attention mais également celle des pouvoirs publics qui, lorsqu’il s’agit du secteur de la gare TGV de Strasbourg, se positionnent singulièrement en retrait.

Pour se protéger des méfaits de la rouille, chaque tête de vis est protégée par une petite calotte de plomb.

Caponnière cuirassée - Bastion 15

Caponnière cuirassée - Flanc gauche

Caponnière cuirassée - Intérieur

Bastion 15 - Casernement

Caponnière cuirassée - embrasure d’artillerie

Caponnière cuirassée - créneaux de fusillade

Poterne d’accès - partie terminale reposant sur deux madriers en bois de teck

Caponnière cuirassée - Voûte

Caponnière cuirassée - Têtes de vis protégées par une calotte de plomb